Te foutre à la gueule tout ce qui pèse sur mes tripes?!
Après tout, tu n'auras pas l'idée de revenir fouiner ici. Au moins j'aurai posé mon fardeau sur tes épaules virtuelles.
Je me fous dans des états pas possibles, pourquoi ce doit être toi mon vecteur?!
Sale enfoiré. Tu m'as peut-être dorloté comme on dorlote le bichon qu'on veut garder dans ses pattes, mais t'es pas foutu d'avoir le moindre respect.
Remarque en ai-je eu?!
La vérité c'est que je me sens éternellement déconnectée. De moi-même et des autres. Je ne sais pas faire le lien et je me sens seule. Incomprise, incompréhensive. Je suis coincée dans une bulle. Pudique de sentiments et pourtant surchargée. Pourtant, finalement, si curieuse de ceux des autres.
Et toi, peut-être qu'à toi j'en veux parce que j'ai tout lâché, tout avoué.
Je suis pas certaine que t'en ai fait autant. Ou peut-être ne t'ai-je pas écouté, ne t'ai-je pas entendu?!
Comment, mais comment? C'est la question que j'ai envie d'hurler à la face du monde. Mais comment parvenez-vous à trouver un sens? à continuer? à lier les morceaux, les bribes, les fragments de vos vies complètements tarées, complètement creuses?!
Moi je n'y arrive pas. D'un fragments à l'autre, je dégringole violemment, je brise chaque fois une partie de moi. Je me sens à présent si menue, presque inexistante. Alors je m'entoure d'un flou artistique. Je m'entoure de gaz toxiques, à la saturne. Je m'égosille, je déverse mon dépotoir en société pour ne pas livrer ma fragilité, mon humanité. Pourquoi est-ce le maitre mot de nos sociétés?! S'épargner d'avoir l'air humain?!
Je suis malade. Je me rends malade. Je suis dans le thanatos.
Au moins ce soir je te dois ça : j'ai voyagé dans mon malaise et demain je me réveillerai plus proche de moi.
Il reste un truc à dire. Je te hais. Je te hais naturellement à la hauteur de mon amour.
Connard.
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